475 millions $ de plus par an pour les 4000 organismes communautaires autonomes du Québec

Bulletin Mékinac – Une bonne délégation de chez nous comme en fait foi cette photo a participé le 27 septembre dernier à une manifestation à Québec pour dire que la population fait les frais des mesures d’austérité, des coupures dans les services publics et de la démolition des programmes sociaux par le gouvernement libéral provincial. On a dit entre autres que les groupes communautaires autonomes sont ainsi empêchés de réaliser pleinement leur mission et de faire face aux demandes croissantes des laissés-pour-compte de la société. C’est ainsi qu’est réclamé 475 millions $ de plus par an pour les 4000 organismes communautaires autonomes du Québec. Cette somme représente à peine 0,7 % de toutes les dépenses de programmes du Québec en 2016-2017. On a indiqué que pour la deuxième année consécutive, Québec prévoit faire un surplus budgétaire; l’an dernier, il était de 1,8 milliard $, auquel on devrait ajouter la contribution au Fonds des générations de 1,5 milliard $. Depuis 2014, les compressions du gouvernement libéral totalisent plus de 4 milliards $ selon l’IRIS. Ces dernières ont des conséquences désastreuses sur les citoyennes et citoyens. Sous le déguisement de la « bonne gouvernance » et la « gestion responsable », le gouvernement libéral a un objectif radical : le démantèlement de l’État québécois.


Les organismes communautaires réclament un meilleur financement

Publié le 07 février 2017 à 22h35 | Mis à jour le 08 février 2017 à 07h25

Les organismes communautaires réclament un meilleur financement

C’est par une copie de chèque que le milieu communautaire a exprimé ses besoins devant les bureaux de la ministre régionale Julie Boulet. Sur la photo, on aperçoit Josée Gélinas et Josée Bédard, respectivement vice-présidente et directrice générale de la Corporation de développement communautaire Mékinac.



MARC ROCHETTE , Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) «Leitão, nos vies, c’est pas un jeu!». Tel est le message de la campagne de mobilisation lancée vers le gouvernement québécois par les organismes communautaires de la province depuis le 23 janvier dernier. Le tout a culminé mardi par l’occupation de deux édifices gouvernementaux à Québec et à Montréal tandis que des groupes du Centre-du-Québec et de la Mauricie ont expédié au ministre des Finances des cartes et objets symboliques inspirés du jeu de Monopoly.

«Plusieurs groupes éprouvent des difficultés à maintenir le même niveau d’activités d’année en année avec le budget disponible alors que la demande augmente», déplore Amélie Dubuc de la CDC de Trois-Rivières, qui était impliquée dans une rencontre de concertation entre les groupes membres. «Et la situation n’est pas près de s’améliorer si le gouvernement s’entête à jouer au grippe-sou», renchérit François Landry, coordonnateur de la Table régionale des organismes communautaires du Centre-du-Québec et de la Mauricie.

Le milieu communautaire attend impatiemment le dépôt du budget 2017-2018 du Québec pour savoir si le gouvernement passera de la parole aux actes en bonifiant l’enveloppe qui leur est destinée.

Sur les deux rives, les organismes communautaires aident à nourrir plus de 20 000 personnes, viennent en aide à 25 000 individus en perte d’autonomie, rejoignent plus de 10 000 jeunes, aident 9000 personnes handicapées et leurs familles, hébergent 2000 personnes aux prises avec d’importants problèmes sociaux.

Selon les intervenants, de plus en plus de travailleuses et de travailleurs doivent recourir à une banque alimentaire pour subvenir à leurs besoins. Pour les familles vivant avec une personne malade, en détresse ou handicapée, les délais s’étirent avant qu’elles n’obtiennent un premier service dans le réseau public, font-ils remarquer. Les besoins des personnes handicapées jumelés à un vieillissement de la population constituent un enjeu social de plus en plus criant. Bref, disent-ils, tous ces facteurs obligent la population à se tourner vers le milieu communautaire pour obtenir de l’aide.

«Si les organismes communautaires n’étaient pas là, qui prendrait en charge toutes ces personnes? Le système public de santé qui craque déjà sous la pression? Les municipalités? Les villes? Les organismes communautaires travaillent pour et avec la population. C’est pourquoi nous demandons au gouvernement de reconnaître l’importance de l’action des 300 organismes communautaires d’ici et des 4000 groupes de tout le Québec. Nous lui demandons un financement à la hauteur du rôle crucial que nous jouons», conclut M. Landry.


Le communautaire crie : Au secours!

Posted on décembre 2, 2016 par Éric Morasse dans À la une, Vie communautaire

le-communautaireOn estime que les travailleuses et travailleurs du milieu communautaire sont généralement sur le bord de l’épuisement. Pourquoi? Eh bien, parce que celles-ci et ceux-ci œuvrent pour des organismes à qui la population demande de plus en plus de service, d’aide, en raison du désengagement généralisé du gouvernement.

Au début de novembre, des manifestations se sont tenues partout au Québec et notre MRC n’a pas été négligée. Des travailleuses et travailleurs du milieu communautaire ont ainsi remis aux passants et aux automobilistes des tracts exigeant le rehaussement du financement de leurs organisations et, parallèlement à cela, un réinvestissement dans les services publics et les programmes sociaux.

 

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